Application du Cadre de compétences de l’UNESCO en TIC pour les enseignants en Angola

Une série de formations sur le Cadre de compétences en TIC pour les enseignants de l’UNESCO étaient organisées cette semaine à Luanda (Angola). Les quatre ateliers d’une journée avaient pour objet d’assister les instituts angolais de formation des enseignants dans la conception de programmes de formation autour des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Les quatre ateliers étaient organisés pour présenter le projet de l’UNESCO de Cadre de compétences en TIC pour les enseignants aux acteurs travaillant dans le domaine des TIC dans l’éducation :

  • un atelier sur le cadre d’orientation du Cadre de compétences, le 8 août 2011 au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Science et de la Technologie ;
  • deux ateliers sur les principes de mise en œuvre du Cadre de compétences : le premier, le 9 août 2011 à l’Institut national de recherche et développement de l’éducation et le second, le 10 août 2011 au Centre national des technologies de l’information ;
  • un atelier sur les modules standard du Cadre de compétences en coopération avec l’Institut international de l’UNESCO pour le renforcement des capacités en Afrique (IIRCA), le 11 août 2011 à l’Institut national de formation professionnelle.

Plusieurs initiatives sont en cours pour améliorer la qualité de l’enseignement en Angola. La reconnaissance de l’importance des TIC dans le développement des compétences professionnelles des Angolais en fait partie. Le projet de l’UNESCO de Cadre de compétences peut aider l’Angola à adopter des politiques efficaces en matière de TIC dans l’éducation, spécifiquement conçues pour les enseignants. Le projet de l’UNESCO comporte trois volets :

  • définition d’un socle de compétences technologiques pour les enseignants du primaire et du secondaire, intégré dans le cadre d’un cursus cohérent ;
  • reconnaissance internationale du socle de compétences ;
  • incitations pour que les prestataires de cours demandent l’agrément selon les conditions définies par l’UNESCO.

L’expérience angolaise en matière de développement des compétences en TIC des enseignants peut à son tour aider d’autres pays à faire un bon usage des principes du Cadre de compétences de l’UNESCO, dans un esprit de collaboration mutuelle reposant sur la Stratégie intégrée pour l’amélioration du système éducatif en Angola (2001-2015).

L’UNESCO lance une page web sur les ressources éducatives libres

Les ressources éducatives libres (REL) offrent une solution pour développer les possibilités d’apprentissage et l’accès au savoir dans le monde entier en partageant du contenu éducatif.

L’UNESCO estime que l’accès universel à une éducation de qualité est essentiel à la construction de la paix, au développement social et économique, et au dialogue interculturel. Les ressources éducatives libres (REL) offrent une opportunité stratégique pour améliorer la qualité de l’éducation, faciliter le dialogue politique et partager les connaissances et le renforcement des capacités.
Les ressources éducatives libres sont des matériaux d’enseignement, d’apprentissage ou de recherche appartenant au domaine public ou publiés avec une licence de propriété intellectuelle permettant leur utilisation, adaptation et distribution à titre gratuit.

En 2001, l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT), dans un geste sans précédent, a annoncé la publication en libre accès sur Internet de la majeure partie de ses cours. Devant le nombre accru d’établissements offrant des didacticiels gratuits ou libres, l’UNESCO a organisé le 1er Forum mondial des REL en 2002 où fut adopté le terme ressources éducatives libres (REL).

Avec le soutien de la Fondation Hewlett, l’UNESCO a créé le wiki de la communauté internationale sur les ressources éducatives libres (REL) en 2005 afin de partager l’information et de discuter sur les questions concernant la production et l’utilisation des ressources éducatives libres.

L’UNESCO développe une nouvelle plate-forme REL innovante qui offrira une sélection de publications de l’UNESCO comme les REL et permettra aux communautés de pratique, comprenant les enseignants, les apprenants et les professionnels de l’éducation, de copier, d’adapter, et de partager librement leurs ressources.

L’UNESCO est membre de l’initiative REL Open Quality (OPAL) dont l’objectif est de développer un cadre de pratiques REL pour améliorer la qualité et l’innovation dans l’éducation.

Source : UNESCO Portal

Great Lakes Consulting

Logo Great Lakes ConsultingGLDBC (Great Lakes Development & Business Consulting), entreprise de service en ingénierie informatique et en formation continue de droit burundais, est née de la volonté d’un groupe de jeunes ingénieurs désireux d’apporter leur savoir-faire et expérience pour le développement des pays de la CEPGL (Communauté Economique des Pays des Grands Lacs). GLDBC propose des solutions robustes, innovantes et moins chères, tant aux entreprises privées (Banques, Télécommunications, etc.) et administrations publiques qu’aux associations et ONG de développement.

GLDBC est spécialiste de :

  • Conseils et Services en Ingénierie Informatique (étude, conception et mise sur pieds de Schémas Directeur Informatique, intégration d’applications, conception de bases de données en ligne, installation et configuration de serveurs Linux, conception et développement de sites web dynamiques et de portails intranet),
  • Formation professionnelle courte, et
  • Conseil dans les projets de développement.

GLDBC, managé par Jibril Touzi, s’appuie sur ses équipes constituées de professionnels de grandes compétences, et ses consultants experts africains, pour apporter à ses clients l’excellence de qualité de service qu’ils sont en droit d’attendre.

Pour plus d’information bien vouloir visiter le site : http://www.great-lakes-consulting.com

L’Open Data, tout savoir (ou presque)

Des questions sur les données ouvertes vous taraudent l’esprit ? Vous vous posez mille et une question concernant les principes de l’Open Data, ses tenants et aboutissant, bien vouloir regarder ce slide de Libertic présentant le concept de l’ouverture des données et l’état des lieux en France, avec quelques études intéressantes sur les retours sur investissement.

Ce slide donne les avantages de l’ouverture des données, les données qui peuvent être ouvertes (santé, environnement, éducation, cartographie, démocratie, etc.) et celles qui ne peuvent pas, les conditions de l’ouverture des données. Il fait aussi un état des lieux général de l’Open Data aux niveaux international (USA – data.gov ; UK – data.gov.uk ; AU – data.australia.gov.au, etc.) et local (Seatle – data.seatle.gov ; Londres – london.gov.uk, etc.), ainsi qu’en France. Le slide donne enfin une stratégie d’ouverture de données à adopter :

  1. Reconsidérer les clauses des contrats
  2. Identifier les données
  3. Publier les données sous licence ouverte
  4. Diffuser les données sur une plateforme
  5. Utiliser les outils existants
  6. Animer les communautés locales
  7. Profiter du succès
  8. Continuer à innover

A lire absolument !

Concours Apps4Dev de la Banque mondiale

La Banque mondiale lance le Grand concours « Développeurs au service du développement ».

Par son initiative Données en libre accès, lancée le 20 avril 2010, la Banque mondiale offre un accès en ligne gratuit à plusieurs ensembles de données clés, parmi lesquels les Indicateurs du développement dans le monde, les Indicateurs du développement en Afrique, les Indicateurs du financement dans le monde et les Indicateurs Doing Business.

L’objectif du concours « Développeurs au service du développement » est de faire fusionner les idées issues du monde des développeurs et de la communauté du développement pour donner naissance, à partir des données en libre accès de la Banque mondiale, à des outils, programmes et autres applications composites innovantes. En mettant nos données entre les mains de ceux qui peuvent faire changer les choses dans les pays en développement, ce concours vient appuyer la mission de la Banque mondiale de réduire la pauvreté dans le monde.

ICQAHEA 2010 – Bamako, Mali

Quatrième conférence internationale sur l’assurance qualité dans l’enseignement supérieur en Afrique et Atelier de renforcement des capacités (ICQAHEA-2010).


  • Thème de la conférence : Assurance qualité dans l’enseignement supérieur en Afrique: Définir un programme durable pour une nouvelle décennie. Bamako, 5-7 October, 2010
  • Thème de l’atelier: Atelier de renforcement des capacités sur les nouvelles stratégies d’accréditation des institutions et développement des politiques d’assurance qualité pour l’enseignement supérieur en Afrique,
    Bamako, 8-9 October 2010

Pour plus d’information : http://www.unesco-bamako.org/conferences/French-ICQAHEA.htm

Comparatif Windows/Linux

Ci-dessous la présentation que j’ai faite hier à l’occasion d’un séminaire sur les Logiciels Libres à Bujumbura.

Plan de la présentation

  • 10 différences fondamentales entre Linux et Windows :
    1. Accès total vs pas d’accès
    2. Liberté de licences vs restriction de licences
    3. Installation des applications centralisée vs non centralisée
    4. Flexibilité vs rigidité
    5. Les fans vs les entreprises
    6. Médias amovibles automatiquement vs pas automatiquement
    7. Système sécurisé vs système ayant besoin d’antivirus
    8. Les « 3 S » – Stabilité, Sécurité, Sérénité du système
    9. Ligne de commande vs pas de ligne de commande
    10. Pour finir sur ce point… comparaison graphique entre Windows et Linux
  • Les logiciels les plus utilisés sous Windows et leurs équivalents sous Linux
  • Pourquoi choisir Linux ?
  • Des points faibles ?

Présentation – SlideShare

Utilisation de MySQL pour le Web 2.0

MySQL AB a publié un livre blanc de 29 pages hyper intéressant sur l’utilisation de la base de données Open Source MySQL dans le cadre du développement d’applications Web 2.0 ; téléchargeable à partir de ce lien : http://www.mysql.com/why-mysql/white-papers/.

Dans ce Livre Blanc, intitulé “How MySQL Powers Web 2.0 – An overview of how MySQL helps power Web 2.0 technologies and companies”, nous trouvons tout un ensemble de site Internet Web 2.0 qui ont utilisé la Base de Données Open Source tels que : YouTube, Flickr, Habbo Hotel, Linden Labs, CyWorld, Technorati, Facebook, FeedBurner, Feedster, Wikipedia, Digg, Live Journal, Mixi.jp, SimpleStar, PhotoBucket, 37signals, del.icio.us, Trulia, Neopets, ou encore Zimbra. Ces sites croissent de façon exponentielle avec la capacité de montée en charge, la fiabilité et la flexibilité de la base de données ainsi que son faible coût ; plusieurs de ces sites ont utilisé l’architecture LAMP (Linux – Apache – MySQL – PHP/Perl/Python).

D’aucuns ont à un moment avancé les limites de cette architecture (LAMP) une fois la croissance du trafic engagé, mais les statistiques de visites de certains de ces sites tels WikiPédia (dans le Top 20 des sites les plus visités dans le monde avec 3.000 pages vues et 25.000 requêtes SQL par seconde, etc.), FeedBurner (1 millions de hits par jour, 11 millions d’inscrits dans 190 pays, 170.000 bloggers, etc.), Mixi.jp (100 serveurs MySQL en production, 3,7 millions d’utilisateurs inscrits lors des 3 premières années du lancement du site, utilisateurs très actifs : 70% se connectent toutes les 72 heures), Flickr de Yahoo ou encore LiveJournal nous montrent bien le contraire.

L’investissement dans les T.I.C en Afrique Centrale et de l’Ouest

Ci-dessous un bilan de Novatech 2006 (annoncé depuis quelques mois sur ce blog) qui s’est tenu à Bamako au Mali du 07 au 09 novembre dernier ; bilan fait par M. Michel TOWA KOH, Coordonnateur National ACSIS Cameroun.

La conférence sur l’investissement dans les T.I.C en Afrique de l’Ouest et Centrale, (Novatec 2006) s’est tenue du 07 au 09 Novembre ? Bamako au Mali. Elle a regroupé 450 participants venus de 18 pays Africains et de 10 pays Européens. Cette conférence est une initiative du C.D.E (Centre de Développement des Entreprises) et de Proinvest(un programme de l’Union Européenne) en partenariat avec la C.E.M.A.C (La Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale) et de l’U.M.O.A (Union Monétaire de l’Afrique de l’Ouest).

De nombreux gouvernements Africains y ont envoyé des délégations officielles. Etaient également présents des régulateurs africains et de gros financiers tels que l’A.F.D (Agence Française de Développement), la B.A.D (Banque Africaine de Développement) ou encore la B.E.I (Banque Européenne d’Investissement).

La délégation officielle Camerounaise, sous la houlette du Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, conduite par le sous Directeur des PME, Monsieur BAGDA Jean Marie Louis, comptait en son sein des opérateurs économiques porteurs de projets. D’autres structures telles que l’A.R.T, l’observatoire de l’emploi et de la formation professionnelle sans faire partie de la délégation officielle étaient également présentes. Le Cameroun comptait parmi les plus gros contingents. Novatech 2006 avait pour objectif :

De faire un état des lieux de l’investissement dans les T.I.C ;

  • D’apprécier l’environnement des P.M.E en Afrique ;
  • D’apprécier les conditions de leur financement et desciter des partenariats durables entre les PME ? travers des rencontres individuelles (B.2.B) ;
  • De jeter les bases d’un véritable développement des T.I.C en Afrique.

Il ne s’agissait pas d’une conférence qui s’arrête après 3 jours. Proinvest et le C.D.E. ont pris l’engagement de soutenir certaines P.M.E innovantes dans les T.I.C et d’évaluer à moyen terme les relations de partenariat qui se sont nouées pendant la conférence.

Absent le 1er jour pour cause de sommet Chine Afrique, le Président de la République Malienne a ouvert les travaux le 2e jour en soulignant que le Mérite de Novatech 2006 est « d’innover dans un domaine insuffisamment explorer en Afrique de l’ouest et du Centre. Celui de l’investissement dans les technologies de l’information. ».

L’Agenda de cet important événement prévoyait 3 plénières, 6 ateliers, des showroom et des B.2.B.

En ouvrant la plénière Mr Michel Rocard, Ancien Premier Ministre de la France, Député Européen et Président d’Afrique Initiatives, estime que ce salon est une grande chance pour l’Afrique, qui peut ? travers les tic combler son retard.

Monsieur Cheik Sy de Opensys va s’appesantir sur les possibilités que peuvent exploiter les P.M.E Africaines. Il insistera d’ailleurs pour que les pays Africains s’inspire de l’exemple Américain avec son Small Business Act, une loi qui garantit une part de marché aux P.M.E dans les marchés publics. Deux ateliers auront particulièrement attiré notre attention :

  1. Régulation et bonne gouvernance du secteur des Télécommunications en Afrique ;
  2. Le financement de la P.M.E en Afrique.

1. Régulation et bonne gouvernance du Secteur des Télécommunications

En ouvrant cet atelier, Monsieur Papa Mamadou Diop, Directeur des services d’informations ? l’U.E.M.O.A, a expliqué que l’entrée des pays africains dans la société de l’information impliquait de grands bouleversements (privatisation de l’opérateur historique, concurrence, …).

Ces changements imposent une régulation du secteur des Télécommunications. Cependant la plupart des régulations actuelles ne couvrent pas Internet ou les T.I.C en général. Elles ne couvrent que les infrastructures classiques.

Mr Koroney Massany, le Haut Commissaire aux T.I.C (Niger), affirme que son pays est le seul ? avoir ? ce jour une agence de régulation multisectorielle. Il a ajouté qu’au Niger :

  • La Privatisation de l’opérateur historique était effective ;
  • La politique des Télécommunications validée ;
  • Le plan National des Infrastructures de la Communication et de l’Information élaboré.

Le chantier sur le cadre juridique était en cours, notamment la loi sur le commerce électronique, la loi sur la cybercriminalité ou encore, la loi sur la signature électronique.

Pour lui, il faut une harmonisation des réglementations en Afrique car chaque pays pris tout seul ne constitue pas un marché attractif. Cette harmonisation des réglementations devra se faire en résolvant la question des barrières linguistiques.

Monsieur Jacques Blanché, Vice-Président d’A.C.P Numérique, pense qu’au-del? de l’impérative nécessité d’une harmonisation des réglementations, il faudrait peut-être envisager une structure supranationale de la réglementation, dans le même esprit que O.H.A.D.A (pour le Droit des Affaires) ou C.I.M.A (pour les Assurances). Une structure supranationale de la réglementation serait mieux ? même de gérer la question du service universel et surtout la question de l’indépendance des régulateurs. Les représentants de l’U.M.O.A et de la C.E.M.A.C ont reconnu que des directives étaient prises ? leur niveau malheureusement non appliquées par les pays membres.

Les régulateurs présents dans la salle ont confirmé l’étroitesse de la marge de manœuvre qui était la leur. Pour l’avocat Eric Vève, l’indépendance des régulateurs tient en deux points :

  1. Autonomie Administrative ;
  2. Autonomie Financière.

Sur le plan financier, les régulateurs ont généralement leur autonomie car il gère des taxes et autres redevances. Ce qui suscite d’ailleurs des convoitises.

Par contre sur le plan administratif, la réalité est tout autre.

La plupart des régulateurs ont le statut d’établissement public, de surcroît, dans des pays où la culture politique est ? la centralisation. Par ailleurs la collusion entre les agences de régulations et les opérateurs historiques aux mains de l’Etat est fréquente.

L’une des missions qui devra préoccuper les régulateurs dans les prochaines années c’est bien la voie sur IP.

2. Quelles solutions de Financement pour le secteur des T.I.C ?

Prenant la parole le Premier, Monsieur Eckard Hinje du C.D.E, a présenté une typologie des activités dans les TIC : des grandes infrastructures aux petits services pour P.M.E.

Les investissements vont de plusieurs millions d’euros pour les infrastructures ? quelques milliers d’euro pour les services aux entreprises. Les grandes sociétés de Télécommunication appartiennent aux Etats. Les grands projets d’infrastructure vont donc très facilement vers elles.

Les privés démarrent très souvent comme petits entrepreneurs. Leurs investissements sont très difficiles ? évaluer et par conséquent ils sont difficiles à financer.

Les P.M.E Africaines trouveraient davantage de financement dans la micro finance.

Madame Catherine Collin de la B.E.I a renchéri en disant que nonobstant les 2 milliards d’Euro que gérait le fonds d’investissement, il ne leur est pas aisé d’examiner directement les projets des P.M.E.

Les demandes des P.M.E sont étudiées ? travers des fonds d’investissements en donnant des lignes de crédits aux banques locales. Il y a, a-t-elle poursuivit des liquidités dans les banques locales qui ne sont pas utilisées pour les petits financements.

Le représentant de la B.A.D, Monsieur Mahim Cissé a fait le point sur l’engagement de la BAD dans les T.I.C.

La banque a été choisie comme partenaire par le N.E.P.A.D.

  • Elle soutient le projet de Satellite Africaine R.A.S.C.O.M.
  • Le projet de fibre optique en Afrique de l’Est : E.A.S.S.Y.
  • L’université virtuelle Africaine ;
  • Au guichet privé, la BAD a pris des participations dans des sociétés comme M.T.N Cameroun, Celtel etc.…

La B.A.D stimule l’utilisation des T.I.C dans les plans de développement. Elle dispose de deux guichets :

Public par exemple apport aux Régulateurs

Privé : elle accorde des prêts ? long et moyen terme.

Elle prend également des participations dans des entreprises. Pour les P.M.E la B.A.D intervient indirectement en accordant des lignes de crédit aux banques locales.

Philippe Vavasseur, Directeur de l’A.F.D (Mali) à son tour précisera que l’A.F.D (l’Agence Française de Développement) investit surtout dans les grandes infrastructures. Elle peut également investir dans des activités qui permettent de développer du chiffre d’affaire :

  1. Education ;
  2. Santé ;
  3. Connectivité des zones rurales.

L’AFD intervient également pour renforcer les activités des promoteurs privés ? l’exemple d’Interswitch, PME au Nigeria spécialisée dans les e-services aux banques.

Une structure qui est entièrement tournée vers la PME c’est Synergie Niger. Son représentant Mahame Kabo précise que l’on distingue trois grands secteurs :

  • L’informel ;
  • Les filiales des grands groupes ;
  • Les PME.

Les deux premiers ont résolu leur problème de financement : tontine familiale pour l’informel et banque pour les filiales de grands groupes.

Manque les P.M.E. Synergie veut occuper ce terrain. Synergie intervient dans le financement des P.M.E notamment en y prenant des participations ? hauteur de 25% pendant 4 ans.

Le jeu des questions – réponses qui a suivi a révélé que les porteurs de projets présents trouvaient insuffisants les efforts des financiers, il est également apparu que les bourses de valeurs qui se mettent en place en Afrique ne répondent pas aux besoins des P.M.E.

La B.A.D, la B.E.I et l’A.F.D ont soutenu en cœur qu’elles allaient davantage soutenir les P.M.E Africaines. Elles ont exhorté les PME à se regrouper en réseau et c’est ? travers ces organisations intermédiaires et les fonds d’investissement qu’elles ne manqueront pas de créer que les gros financiers soutiendront la PME Africaine. Une ONG Française COFIDES a annoncé qu’elle prenait en charge les garanties (? hauteur de 10 Millions de francs CFA) souvent exigée par l’organisme de financement.

Quelques retombées positives. A l’issue de cette conférence Mr Ahmed Sow Directeur de C.D.E (Centre de Développement) a révélé que les rencontres d’affaires ont donné lieu ? prés d’une centaine d’accords de partenariat. D’autres entreprises ont choisi de poursuivre les discussions. Des mécanismes de financement ont été mis ? la disposition de plusieurs entreprises innovantes. Le C.D.E suivra et évaluera les accords de partenariat et les négociations en cours.

Certaines entreprises se sont distinguées :

  1. G.T.S Infotel Nigeria du Camerounais Kamanou ;
  2. Synergie du Niger ;
  3. Captic le réseau des acteurs privés des TIC du Mali.
  4. Le 1er prix Novatech 2006 est revenu ? la société Interswiches du Nigéria.
  5. Le second prix ? Matrix du Cameroun.

Les pays d’Afrique Centrale ont pu constater leur retard en terme de créations d’organisations intermédiaires par rapport à l’Afrique de l’Ouest. Aussi ont-ils décidé que dans chaque pays de la CEMAC les acteurs privés des TIC se regrouperont en réseau et qu’une fédération de ces réseaux sera créée.

Après un lobbying de la délégation camerounaise et des représentants de la CEMAC auprès du C.D.E, celui-ci s’est engagé ? appuyer la mise en place de ces réseaux en zone CEMAC. Le C.D.E a également donné son accord de principe pour renforcer le SIMEN (Salon International du Multimédia et de l’Economie Numérique) qui se tient du 8 au 12 Mai 2007 à Libreville (Gabon) si l’organisateur Gabonais acceptait d’élargir l’événement ? toute la zone C.E.M.A.C. Se serait l’occasion pour le programme Provinest de faire une évaluation en Afrique Centrale du chemin parcouru par les Acteurs privés des TIC depuis Bamako 2006.

Par M. Towa Koh Michel, Coordonnateur National ACSIS Cameroun

Pourquoi Ubuntu 8.04 m’a convaincu

Technologie – Très accessible, la distribution Linux de Canonical représentait la bonne opportunité pour tester un OS libre. Après quelques jours d’utilisation, sa suite complète de logiciels m’a convaincu de délaisser Windows. Seule faiblesse, l’installation déconcertante d’applications.

Utilisateur de Windows au bureau et à mon domicile, l’idée de passer à un OS Linux m’a toujours séduit, même si je n’ai jamais été convaincu par les Red Hat Linux, Mandriva et autres distributions de Suse, difficiles d’accès. Et puis est arrivé Ubuntu, aujourd’hui la plus populaire des distributions Linux. À tel point qu’elle équipe les PC de nos députés et bientôt les 70 000 postes de la gendarmerie.

« C’est un système pensé pour être accessible aux débutants, la prise en main est très rapide », indiquait récemment à ZDNet.fr, le colonel Nicolas Géraud, à l’origine du déploiement de l’OS sur les postes des gendarmes. Il a retenu la version 8.04, dont la mouture finale a été publiée le 24 avril.

Le moment semble donc venu de passer le cap. Première crainte toutefois : comment abandonner Windows ? Le premier argument en faveur d’Ubuntu 8.04 est justement qu’il n’est pas nécessaire d’abandonner Windows.

Le système peut très facilement être installé à côté de l’OS de Microsoft, grâce à son module d’installation Wubi qui propose l’option « Installer dans Windows ». Il permet d’installer Ubuntu sur le même disque que le système de Microsoft, sans avoir à créer une partition.

De quoi rassurer le sceptique que je suis. J’ai depuis plusieurs années un système Windows XP stable, avec bon nombre de personnalisations et des jeux que je ne retrouverai par sur Ubuntu. Je n’ai donc aucune envie de l’effacer du disque dur.

Moins d’une heure d’installation

Je télécharge donc, depuis Windows, les 700 Mo de données correspondant à Ubuntu 8.04 ; je lance ensuite la procédure d’installation « Installer dans Windows ». Plutôt que de graver un CD, j’utilise le logiciel Alcohol 120% pour charger l’image ISO dans un lecteur CD virtuel.

Première bonne surprise : l’installation est totalement automatisée et s’effectue sans encombre. Il faut compter quinze minutes pour la copie des fichiers, puis encore environ une demi-heure après le redémarrage et l’installation proprement dite du système.

Une fois l’opération réalisée, je dispose comme prévu d’un « dual-boot », c’est-à-dire un menu au démarrage de l’ordinateur me demandant si je souhaite lancer Windows ou Ubuntu. Rien de plus simple.

Je lance donc Ubuntu. Première constatation : la plupart des vieux réflexes acquis avec Windows fonctionnent toujours. Fenêtres, menus, clics de souris… la navigation dans l’OS libre est très proche de celle du système de Microsoft.

Graphiquement, Ubuntu avec son environnement Gnome 2.22 n’a rien à envier à Windows XP, ni même à Vista. Avantage cependant pour l’interface d’Ubuntu, les deux bureaux sont disponibles en parallèle par défaut, avec la possibilité de passer de l’un à l’autre d’un seul clic. Une bonne idée pour classer, par exemple, toutes les icônes bureautiques sur un bureau, et les multimédias sur l’autre.

Une distribution complète

En naviguant d’un menu à un autre, je prends conscience de la différence entre un simple OS et une distribution Linux. Tout est fourni, et c’est là une autre bonne surprise d’Ubuntu 8.04. OpenOffice 2.4 intègre le traitement de texte, le tableur, un outil de présentation et bien d’autres composants. Le logiciel de gravure Brasero permet de réaliser des CD musicaux ou de data, mais aussi des DVD vidéo. La navigation sur le Net s’effectue sans surprise avec Firefox 3 bêta 5. La messagerie instantanée est Pidgin (compatible avec Windows Live, Yahoo, etc.) Ubuntu intègre même le client BitTorrent Transmission, qui se révèle plutôt efficace.

Après quelques jours d’utilisation, je finis par me passer de Windows. Du moins pour les usages bureautiques. Regarder les films avec le lecteur vidéo Totem se révèle très simple. Tous mes fichiers stockés sur les autres disques sont toujours accessibles depuis Ubuntu. Au final, Windows ne me sert plus qu’aux jeux.

L’installation de programme désoriente

J’ai néanmoins quelques critiques à formuler. Première déception, même si la faute n’est pas à chercher du côté d’Ubuntu, je n’ai pas pu télécharger de fichiers musicaux sur le site Fnacmusic. Le site reconnaît que je dispose d’un système Linux et ne me donne accès qu’au catalogue en MP3, et non aux fichiers compatibles Windows Media Audio. Or, le catalogue MP3 est bien moins large. De quoi pousser à utiliser BitTorrent Transmission.

Autre déception, ou plutôt déstabilisation : l’installation de nouveaux logiciels. Comme je l’ai lu par la suite sur les forums spécialisés, il faut oublier les principes d’installation de Windows. Avec Ubuntu, l’ajout de nouveaux programmes se fait de manière centralisée, via un module dédié ou via des lignes de code à taper dans la console. Un peu comme avec « l’installer » de l’iPhone pour ceux qui ont testé le système. Terminé le principe d’aller sur site, de télécharger les données puis de lancer une installation automatisée.

Plutôt que la ligne de commande, j’opte pour l’utilisation de l’outil Synaptic qui offre au moins une interface graphique pour l’installation de logiciels. Pour installer, par exemple, le lecteur multimédia VLC, il faut taper VLC dans le moteur de recherche de Synaptic, qui va lui-même télécharger les paquets correspondants. Ensuite, après deux ou trois validations, le programme est installé. Ce n’est pas très compliqué mais assez déstabilisant. Sans doute que je m’y habituerais et qu’un jour je passerai même à la ligne de commande. Mais pour l’heure, le principe de Windows me semble plus naturel.

Un bilan globalement positif

Au final, ces quelques jours avec Ubuntu laissent un sentiment plus que positif. Je n’envisage d’ailleurs pas de le désinstaller mais plutôt d’apprendre à mieux l’utiliser. À mon sens, ses points forts sont :

  • une prise en main rapide et une bonne ergonomie basée sur une interface qui ne déconcertera pas les novices ;
  • un lancement rapide et des performances plutôt bonnes (il s’agit d’un sentiment général et non d’un test) ;
  • on peut se passer d’antivirus puisque Linux n’intéresse pas les auteurs de programmes malveillants (un antivirus est tout de même fourni avec Ubuntu) ;
  • la distribution est complète ; il n’est quasiment pas nécessaire d’ajouter des logiciels (leur installation est à mon avis le seul point faible, en partie dû aux habitudes Windows).

J’oubliais : le système est totalement gratuit. Seul le support est payant et, franchement, les forums spécialisés regorgent d’aides en tout genre fournis par la communauté d’utilisateurs.

Ubuntu 8.04 se révèle donc une très bonne distribution pour découvrir Linux. Et tout est réversible : si l’OS libre ne satisfait pas son utilisateur, il lui suffit de se rendre dans le menu « Ajout/suppression de programme » de Windows et de désinstaller Ubuntu. Il ne laissera alors aucune trace sur le disque. De quoi convaincre les plus sceptiques.

Si, vous aussi, vous avez découvert Linux avec Ubuntu 8.04, faites-nous part de votre expérience dans l’espace dédié aux commentaires ci-dessous, ou par e-mail à l’adresse suivante : redac-zdnet@cnet.com.

Source : http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39380771-2,00.htm